vendredi 27 juin 2008

DANDY

Unicopa a réclamé la liquidation de sa filiale, hier, au tribunal de commerce de Lorient, entraînant la réaction virulente du personnel.

« Lâche, tu nous fous dans la m... ! ». 16 h 30, hier après-midi, Daniel Sauvaget, le directeur de la branche volailles d'Unicopa et PDG de l'usine Dandy de Pontivy, quitte le tribunal de commerce de Lorient sous les huées d'une centaine de salariés de l'usine. Protégé par un cordon de policiers, il se fraie un passage en voiture jusqu'à la rue. Un face à face extrêmement tendu car le personnel vient d'apprendre par la voix du président du tribunal que le groupe coopératif demande la liquidation pure et simple de leur entreprise spécialisée dans la découpe de dindes.

Pour les salariés, c'est un nouveau coup de massue après l'annonce du dépôt de bilan, mardi. « La direction d'Unicopa affirme ne plus pouvoir faire face à ses engagements financiers, explique Claude Larzul, l'avocat du personnel. Elle dit même ne pas pouvoir régler les salaires de juin des 235 salariés et demande à pouvoir bénéficier du fonds national de garantie des salaires. »

La filiale d'Unicopa accuse un passif de 16,5 millions d'euros dont presque 14 millions sous forme de créances auprès de la maison mère. « Si on écarte cette dette, ça ne fait plus que 2,5 millions d'euros de passif, calcule l'avocat. Dandy doit par ailleurs faire rentrer 1,2 million d'euro de factures. Du coup, le déficit par rapport aux 35 millions d'euros de chiffre d'affaires paraît moins considérable. Ça vaut donc la peine d'examiner des solutions pour prolonger l'activité et trouver un repreneur. »

L'usine toujours occupée

Les juges s'accordent un délai pour examiner le dossier, ils rendront leur délibéré, lundi 30 juin à 11 heures. Florence Even, déléguée du personnel CGT, y voit un petit signe d'espoir. « Au moins, ils n'ont pas expédié l'affaire. Il faut rester confiant malgré tout. » Pourtant, l'usine ne tourne plus. « Nous avons juste reçu 600 kg de filets de dindes, mardi, et après tout s'est arrêté, raconte Guénaelle, une ouvrière. La production est partie chez nos collègues de Languidic qui appartiennent désormais au groupe Terrena. Il faut se battre pour obtenir le retour des 33 000 dindes/semaine sur l'usine de Pontivy. »

L'avocat Claude Larzul espère que le tribunal prononcera une mesure de redressement avec la nomination d'un administrateur judiciaire. En attendant, les salariés continuent à occuper l'usine 24 heures sur 24 par roulement. « et lundi, nous serons de retour au tribunal de commerce à Lorient », promet Florence Even.

Jean-Paul LOUÉDOC.

Ouest-France





Alors qu'un plan social est en cours, les 235 salariés de l'usine Dandy, à Pontivy, ont appris, hier, que la direction vise un dépôt de bilan.

« Je me suis toujours battue pour Dandy. Et Dieu sait si on a eu des coups durs, commente Martine, 58 ans, ouvrière chez Dandy depuis 34 ans. "Mais là, ça a été le coup de massue." La direction de l'usine, filiale du groupe coopératif Unicopa, s'est déclarée, mardi, en cessation de paiement au tribunal de commerce de Lorient. Hier matin, les salariés ont commencé à 7 h 20. À 10 h, ils ont été avertis qu'ils étaient dispensés de travail.

« On nous traite comme des malpropres », dit l'une. « Ils n'ont aucun respect pour nous », ajoute une autre. Cette annonce « brutale » intervient alors qu'un plan social était en cours. En mars, après la reprise des activités volailles d'Unicopa par Terrena, les salariés avaient appris la fermeture de leur entreprise en juin. Depuis, les délégués CGT du personnel ont tout fait pour retarder l'échéance. Mercredi, « on a encore été assommés ».

Hervé Le Roy, le porte-parole d'Unicopa, explique de son côté : « Dandy se trouve sur un marché, la transformation de dinde, qui s'est fortement dégradé ces dernières années. La situation s'est aggravée ces derniers mois. Les ressources de la société sont épuisées. Elle ne peut plus faire face à ses charges. La suite des événements est dans les mains du tribunal de commerce de Lorient. » L'audience est prévue ce jeudi, à 15 h.

Et qu'en est-il du plan social ? « Le reclassement des salariés reste la priorité d'Unicopa, affirme-t-il. 217 postes sont proposés. » Les 235 employés concernés (contre 238 en mars, car deux sont décédés et un a quitté le groupe), dont 80 % de femmes, ne sont pas convaincus. « On nous propose des emplois de désosseurs de jambon à Loudéac, des places à Guingamp, dans les Côtes- d'Armor, ou à Bécherel, en Ille-et-Vilaine, voire en Normandie. On va finir en intérim. » Les salariés ont décidé de se relayer par groupes de vingt pour occuper l'usine. Aujourd'hui, Martine et ses collègues seront à Lorient « pour soutenir nos délégués ».

Claude LEMERCIER.

Ouest-France

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jeudi 26 juin 2008

JEUDI 26/06/2008

L'actionnaire italien a passé quatre jours dans la fonderie. Mais il est parti mardi matin sans rencontrer le syndicat CGT. Et il a annulé le Comité d'entreprise de ce mercredi.

Si Florindo Garro et son fils Alvaro Garro, actionnaires, avaient voulu énerver les salariés et le syndicat CGT de la SBFM, ils ne s'y seraient pas pris autrement. Petit résumé des faits : « Le 18 juin 2008, nous apprenons à notre grande stupéfaction par le maire de Lorient que l'actionnaire serait présent dans l'entreprise le jeudi 19 juin » indique la CGT qui demande aussitôt un entretien. Pas de nouvelle...

Mardi 24 juin au matin, Alvaro Garro fait savoir qu'il ne recevra pas les syndicats. « Ce comportement irresponsable a déclenché un légitime débrayage d'une heure mardi matin » relate Pierre le Ménahes, délégué syndical. Après avoir passé quatre jours à la SBFM, l'actionnaire italien part sur le champ. À 16 h, ce même mardi, le comité d'entreprise prévu pour le mercredi 25 juin est reporté au mercredi 2 juillet. La direction annonce aussi un comité d'entreprise extraordinaire dans la quinzaine à venir.

« 5 millions d'euros de pertes en 2007 »

« Comment pourrions-nous être sereins » s'exclame le syndicaliste ? « Jamais, depuis quarante ans, un PDG de l'entreprise n'a fait faux bond de cette manière. Si la direction a un projet, qu'elle en parle, qu'elle rassure les salariés. À la place de cela nous avons une ligne de production qui est arrêtée. Les pertes se montent à 5 millions d'euros depuis le début 2007. La situation est paradoxale : on explose le nombre d'heures supplémentaires, 40 000 heures en 2007, 15 000 heures en 2008. Il y a 120 intérimaires dans l'entreprise en plus des 473 agents de production en CDI. »

Le syndicat reconnaît que l'augmentation du prix des matières premières a une grande part dans les difficultés actuelles. La tonne de ferraille est passée de 220 € à 500 € depuis début 2008. « Mais cela n'explique pas tout. Nous avons un problème de gouvernance. Pourquoi l'actionnaire n'investit-il pas dans la SBFM ? Il vient de racheter 10 entreprises du groupe Rencast, en France, Suisse, Tunisie et Espagne. » Le fabricant de pièces de moteur en aluminium qui travaille pour le groupe PSA a été placé en redressement judiciaire en décembre 2007.

Enfin, la CGT dénonce une exonération fiscale de taxe professionnelle en cours pour un montant de 600 000 € et 182 000 € de pénalités de cotisations Ursaff gommées... « L'actionnaire est plus fort pour bénéficier des aides publiques que pour défendre ses salariés. Les salariés payent la note. Les citoyens eux ne sont pas exonérés. »

Christian GOUEROU.

Ouest-France




Alors qu'un plan social est en cours, les 235 salariés de l'usine Dandy, à Pontivy, ont appris, hier, que la direction vise un dépôt de bilan.

« Je me suis toujours battue pour Dandy. Et Dieu sait si on a eu des coups durs, commente Martine, 58 ans, ouvrière chez Dandy depuis 34 ans. Mais là, ça a été le coup de massue. » La direction de l'usine, filiale du groupe coopératif Unicopa, s'est déclarée, mardi, en cessation de paiement au tribunal de commerce de Lorient. Hier matin, les salariés ont commencé à 7 h 20. À 10 h, ils ont été avertis qu'ils étaient dispensés de travail.

« On nous traite comme des malpropres », dit l'une. « Ils n'ont aucun respect pour nous », ajoute une autre. Cette annonce « brutale » intervient alors qu'un plan social était en cours. En mars, après la reprise des activités volailles d'Unicopa par Terrena, les salariés avaient appris la fermeture de leur entreprise en juin. Depuis, les délégués CGT du personnel ont tout fait pour retarder l'échéance. Mercredi, « on a encore été assommés ».

Hervé Le Roy, le porte-parole d'Unicopa, explique de son côté : « Dandy se trouve sur un marché, la transformation de dinde, qui s'est fortement dégradé ces dernières années. La situation s'est aggravée ces derniers mois. Les ressources de la société sont épuisées. Elle ne peut plus faire face à ses charges. La suite des événements est dans les mains du tribunal de commerce de Lorient. » L'audience est prévue ce jeudi, à 15 h.

Et qu'en est-il du plan social ? « Le reclassement des salariés reste la priorité d'Unicopa, affirme-t-il. 217 postes sont proposés. » Les 235 employés concernés (contre 238 en mars, car deux sont décédés et un a quitté le groupe), dont 80 % de femmes, ne sont pas convaincus. « On nous propose des emplois de désosseurs de jambon à Loudéac, des places à Guingamp, dans les Côtes- d'Armor, ou à Bécherel, en Ille-et-Vilaine, voire en Normandie. On va finir en intérim. » Les salariés ont décidé de se relayer par groupes de vingt pour occuper l'usine. Aujourd'hui, Martine et ses collègues seront à Lorient « pour soutenir nos délégués ».

Claude LEMERCIER.

Ouest-France

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DANDY Ouest France

Alors qu'un plan social est en cours, les 235 salariés de l'usine Dandy, à Pontivy, ont appris, hier, que la direction vise un dépôt de bilan.

« Je me suis toujours battue pour Dandy. Et Dieu sait si on a eu des coups durs, commente Martine, 58 ans, ouvrière chez Dandy depuis 34 ans. Mais là, ça a été le coup de massue. » La direction de l'usine, filiale du groupe coopératif Unicopa, s'est déclarée, mardi, en cessation de paiement au tribunal de commerce de Lorient. Hier matin, les salariés ont commencé à 7 h 20. À 10 h, ils ont été avertis qu'ils étaient dispensés de travail.

« On nous traite comme des malpropres », dit l'une. « Ils n'ont aucun respect pour nous », ajoute une autre. Cette annonce « brutale » intervient alors qu'un plan social était en cours. En mars, après la reprise des activités volailles d'Unicopa par Terrena, les salariés avaient appris la fermeture de leur entreprise en juin. Depuis, les délégués CGT du personnel ont tout fait pour retarder l'échéance. Mercredi, « on a encore été assommés ».

Hervé Le Roy, le porte-parole d'Unicopa, explique de son côté : « Dandy se trouve sur un marché, la transformation de dinde, qui s'est fortement dégradé ces dernières années. La situation s'est aggravée ces derniers mois. Les ressources de la société sont épuisées. Elle ne peut plus faire face à ses charges. La suite des événements est dans les mains du tribunal de commerce de Lorient. » L'audience est prévue ce jeudi, à 15 h.

Et qu'en est-il du plan social ? « Le reclassement des salariés reste la priorité d'Unicopa, affirme-t-il. 217 postes sont proposés. » Les 235 employés concernés (contre 238 en mars, car deux sont décédés et un a quitté le groupe), dont 80 % de femmes, ne sont pas convaincus. « On nous propose des emplois de désosseurs de jambon à Loudéac, des places à Guingamp, dans les Côtes- d'Armor, ou à Bécherel, en Ille-et-Vilaine, voire en Normandie. On va finir en intérim. » Les salariés ont décidé de se relayer par groupes de vingt pour occuper l'usine. Aujourd'hui, Martine et ses collègues seront à Lorient « pour soutenir nos délégués ».

Claude LEMERCIER.

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vendredi 20 juin 2008

VENDREDI 20/06/2008

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Santé. Les critiques se concentrent sur l’ARH

Partout en Bretagne où l’on ferme hôpitaux et services, l’ARH (Agence régionale de l’hospitalisa- tion) est devenue la cible de la vindicte populaire. Alors qu’une nouvelle manifestation pour la défense des hôpitaux de proximité est prévue à Rennes aujourd’hui, Le Télégramme a enquêté pour savoir ce qui se cache derrière ces trois lettres. > Suite de l'article




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mardi 17 juin 2008

MARDI 17/06/2008


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samedi 14 juin 2008

OUEST-FRANCE 14/06/2008



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lundi 9 juin 2008

LUNDI 9/06/2008


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mercredi 4 juin 2008

MERCREDI 4/06/2008


la grogne sociale concentrée à Morlaix hier

Centre bloqué, affrontement avec les forces de l'ordre à la sous-préfecture, trains retardés… Les défenseurs de l'hôpital de Carhaix et des agriculteurs ont paralysé la ville. > l'article




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mardi 3 juin 2008

MARDI 3/06/2008



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lundi 2 juin 2008

LUNDI 2/06/2008

Les élus socialistes bretons donnent de la voix
Les militants socialistes bretons du Breis, l'Union régionale des fédérations du parti socialiste de Bretagne, se sont réunis hier à Pontivy.
Les élections municipales et cantonales passées, les élus socialistes bretons se sont une nouvelle fois réunis à Pontivy, pour faire le point et dresser des perspectives.
Ouest France > L'article


Médecine du travail.
Un projet de réforme qui inquiète

L’appétit du gouvernement pour la réforme n’épargne pas la médecine du travail. Le sujet était au cœur de l’assemblée générale de l’association qui s’est tenue vendredi, à Lorient.

« Le gouvernement a en projet de réformer la médecine du travail. Le problème, c’est que la question doit être débattue en juin et qu’à ce jour, nous ignorons tout du texte préparé par Xavier Bertrand, le ministre du Travail ».

Le Télégramme > L'article


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